Et aujourd'hui un petit exercice pour délier ma langue, celle que j'ai dans ma bouche, celle que deviens toute lourde quand je parle en français, ouais, on cherche toujours la perfection, même pas ça, il me suffirait de ne pas trébucher si souvent, de mettre un peu de trois-en-un pour la faire bouger plus légére, sans quelle s'accroche de partout. Je ne sais pas ce que ça va donner ce séjour en Algérie, j'éspère améliorer mon niveau, en plus d'essayer de fourrer l'arabe dans ma tête a coup de bâton! Ah, et le r parisien, que j'avais appris avec tant d'enthousiasme, et que j'ai accommodé après au portugais, pert à présent de la place en faveur du r roulé, juste pour ameliorer la communication, pour m'adapter au milieu.
J'avais envie de parler de langues, comme c'est bizarre! Je suis un vicieux! Enfin. Pour la nôtre, le galicien, à côté de l'espagnol, comme ici pour les kabyles la leur en face de l'arabe. Je n'ai pas d'idées rigides ni non plus intolerantes en ce qui concerne l'apprentissage de la langue de l'état, les collègues de Tizi-Ouzou me disent que quelle drôle d'idée m'a pris de vouloir connaître cette p... de charabia, mais c'est celle qu'ils utilisent tous les jours au travail, bien sûr qu'ils aiment la leur, et qu'ils prefèrent le français à la langue officielle. Moi, c'est pas mon avis, même si c'est agreable pour moi de trouver des peuples si fiers de leur culture, comme les basques (et que je voudrais pour le mien le même orgueil). Une langue de plus, peut importe laquelle, ni la situation politique, c'est un atout. Pour moi on doit faire l'enseignement dans la langue natale de l'enfant et apprendre celle de l'état comme deuxième... Si c'etait si facile! il faut aussi tenir en compte une partie très grande de notre peuple pour qui l'espagnol est sa première langue. Bon, sans rentrer en détails qu'abîment ma rédaction. Je voulais ici surtout parler de mes filles, et tout ce que j'ai écrit avant ce n'est que des obstacles pour que toi qui est en train de lire ça, n'arrives à découvrir mon bonheur que si tu as de la patience. Parce qu'elles, ma Fleur et mon Iria, sont mon bonheur à moi, ma fierté, et aussi dans le thème que j'ai choisi ce soir je peux les mettre comme exemple. Elles sont bilingues, elles ont eu le galicien avec moi et le français avec la mère (comme c'etait beau, en arrivant le soir du boulot quand elles demandaient "papá, como se di voiture en galego?"). Jamais elles n'ont parlé en castillan avec moi, et pourtant bientôt, à la crèche d'abord, à la maternelle ensuite, elles ont commencé a se débrouiller en cette langue. Je n'ai jamais fait la connerie de leur interdire, bien au contraire, je les corrigeais à chaque fois qu'elles se trompaient. Content qu'elles puissent avoir accès à beaucoup d'autres cultures, d'avantage de portes ouvertes. Mes filles, ma fierté, et qu'elles parlent le galicien c'est un charme ajouté.
Tolérance, travailler à l'école avec les deux langues, celle du pays et celle de l'état, même avec l'anglais, bien sûr, mais la base, la première, la nôtre. Sans doute. Car la Galice n'est pas la Castille, ni je veux pas qu'un jour elle le devienne, de même que je ne me bât pas pour que Valladolid parle le galicien.